Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /Oct /2007 17:57
Cet article n'est pas de moi, pour la source de la compilation, voir partie 1.












06/1995
Bruno Mégret échoue de peu contre le candidat socialiste à Vitrolles. Mais Toulon, Orange et Marignane se donnent une municipalité FN à la faveur de triangulaires. L'épouse de Bruno Mégret est ensuite élue maire de Vitrolles à la faveur d'une consultation partielle, son mari étant provisoirement inéligible  
28/06/1995
condamnation par le tribunal administratif de Paris à s'acquitter de l'impôt et des pénalités de retard, soit 1,4 millions de francs, pour les années 1978, 1979,1980 et 1981 (revenus de placements en bourse d'un montant de 754.361 francs en 1979 et 391.489 francs en 1980, revenus d'origine indéterminée pour un montant de 591.500 francs, dont 587.500 francs versés en espèce sur son compte bancaire, revenus fonciers correspondant au loyer dérisoire versé pour la location de son pavillon à Saint-Cloud pendant 4 ans, consenti... par la SCI dont les deux époux Le Pen détenaient la quasi-totalité des parts (Marianne, 1998, Dossiers du Canard, L'enfer du fisc, 1999)  
09/1995
«Que ton âme s'en aille au pas de parade des légionnaires, va Jean-Claude, va mon ami, mon camarade !» JM Le Pen aux obsèques de Jean-Claude Poulet-Dachary, avant d'entonner le chant d'adieu des légionnaires, repris en choeur par les militants (Michel Henry, Il aimait les hommes, le FN, les curés et l'armée, Libération, 8/12/2004)  
11/09/1995
condamnation à dix-huit mois de prison ferme pour escroquerie et exercice illégal de la profession de banquier de Laurent Mirabaud, responsable de la société financière, Mirabeau Finances Ltd domiciliée sur l'île de Man. "Lors de son procès, son amitié avec Jeanny et Jean-Marie Le Pen a été évoquée..." ('Les Filières noires', page 187.)  
1996
La Résistance : «Le général De Gaulle était-il plus courageux que ne l'était le Maréchal en zone occupée ? Ce n'est pas sûr. C'était plus facile de résister à Londres que de résister en France. Ah oui, beaucoup plus.» (La Une)  
09/03/1996
Grosse colère de Jean-Marie Le Pen contre les policiers chargés de sa protection qui ont embouti, avec leur R25, la Rolls Royce Silver Shadow (appartenant à sa femme) avec laquelle il s'amusait sur la route de Versailles. (Le Canard enchaîné 20/03/96)  
20/03/1996
Droits de la femme : «L'affirmation que votre corps vous appartient est tout à fait dérisoire. Il appartient à la vie et aussi, en partie, à la nation.» (Le Parisien)  
13/04/1996
Menace : «Députés et politiciens peuvent partir pacifiquement tant qu'il en est encore temps (...) Je ne suis pas certain que, en des temps futurs, ils en auront le loisir tant la colère légitime du peuple sera exigeante.» (Meeting à Paris)  
01/05/1996
Immigration : «Ce phénomène angoissant nous impose ses coutumes, ses moeurs, sa religion et nous vole nos âmes (...) La marée de l'immigration va nous submerger après nous avoir ruinés.» (Paris)  
01/05/1996
Guerre civile : «La politique de la ville qui consiste à privilégier les étrangers et, parmi eux, les plus marginaux, est en train de mettre en place les prémices de la guerre civile.» (Paris)  
23/06/1996
Football : «Je trouve artificiel de faire venir des joueurs de l'étranger et de les baptiser équipe de France. (...) La plupart des joueurs français ne savent pas ou ne veulent pas chanter "la Marseillaise" (...) Je constate que la plupart d'entre eux restent bouche bée, quelques fois mêmes, pour certains, le visage hostile.» (Saint-Gilles, Gard)  
31/08/1996
Guerre ethnique : «Oui ou non, veut-on pour demain une société multiraciale dont on doit savoir qu'elle débouchera inéluctablement sur une fracture, puis sur une guerre ethnique ?» (La Grande-Motte, Hérault)  
14/09/1996
Décadence : «C'est certain, il n'y a que le FN qui puisse arracher le pays à la décadence (...) Il y a un moment où tout cela va s'arrêter et là, ce sera la révolution. Vous devez vous y préparer parce qu'à un moment donné les structures vermoulues de notre système vont s'écrouler.» (Saint-Cloud)  
29/09/1996
RPR-Juppé : «Alain Juppé vit dans la corruption, par la corruption et pour la corruption. Il dirige une association de malfaiteurs, une longue liste de corrompus du RPR. Je prends l'engagement devant le peuple français que, quand le FN sera au pouvoir, tous ces malfrats, tous ces bandits devront non seulement rendre des comptes mais rendre gorge.» (Fête Bleu-Blanc-Rouge)  
09/09/1996
«Races» : «Oui, je crois en l'inégalité des races. (...) Aux Jeux olympiques, il y a une évidente inégalité entre la race noire et la race blanche, c'est un fait. Je constate que les races sont inégales. C'est une banalité.» (Europe 1)  
11/1996
Le Pen et le général russe Alexandre Lebed ont été invités en novembre au Congrès des ultra-nationalistes roumains du Parti de la Grande Roumanie (PRG). En avril dernier le président du PRG, Corneliu Yadim, avait souhaité au FN de "remporter les prochaines élections législatives et présidentielle, ne serait-ce que pour la réalité douloureuse et inadmissible de trouver aujourd'hui 1500 mosquées dans la France chrétienne." Le vice-président du FN, Dominique Chaboche, a récemment affirmé que sa formation et le PRG sont "idéologiquement liés." (Le Midi libre 20/8/97)
 
11/11/1996
"Je suis vraisemblablement le dernier gaulliste de la politique française" (Le Pen, Der Spiegel).  
1997
condamnation à verser un franc à Ras l'Front qu'il avait qualifié de «mouvement de tueurs de flics»  
25/05/1997
Elections législatives (1er tour). FN =
Seul Jean-Marie Le Chevallier, le maire de Toulon, est élu député FN. Son élection est invalidée en février 1998.
3 783 623
21/10/1997
Annulation par la cour d'appel de Nancy du testament (500 000 F) de 1994 de Henri Bussière, connu pour avoir souffert de troubles psychiatriques, qui avait déclaré vouloir léguer ses biens au Front National, le secrétaire financier du parti lui ayant alors indiqué qu’il fallait verser l’argent à Le Pen et à lui seul. . Condamnation de Le Pen (aux dépens), qui doit verser 5 000 F à la soeur du défunt  
17/02/1997
Confirmation par la cour d’appel de Rouen de l’arrêt de la cour d’appel de Paris déboutant Le Pen, non diffamé par Michel Rocard disant que Le Pen avait pratiqué la torture en Algérie  
05/12/1997
déclaration à Munich : «sur un livre de 1 000 pages, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz 10 à 15 lignes. Cela s'appelle un détail». (condamnation et levée de son immunité parlementaire par le parlement européen)  
26/12/1997
Condamnation par jugement de référé du TGI de Nanterre à payer des dommages et intérêts aux parties civiles et à 300 000 francs de consignation pour la publication du jugement dans la presse à propos de ses déclarations de Munich sur le «détail» («J’ai dit et j’ai redit, au risque d’être sacrilège, que les chambres à gaz sont un détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale»)  
02/1998
invité d’honneur de l’ambassade d’Iran à Paris à l’occasion du 19e anniversaire de la révolution islamique, J.-M. Le Pen a déclaré: « J’y ai été reçu comme un prince en son domaine » (Libération 12/02/98).
 
15/03/1998
Elections régionales. FN =
3 261 174
20/03/1998
Le FN contribue à l'élection de présidents UDFou apparentés dans cinq régions : Jean-Pierre Soisson (Bourgogne), Jacques Blanc (Languedoc-Roussillon), Charles Baur (Picardie), Charles Millon (Rhône-Alpes) et Bernard Harang (Centre), le seul qui démissionne aussitôt.  
28/04/1998
rejet de l'appel interjetté par Le Pen contre le jugement du 27/06/1995 à propos de ce qu'il doit aux impôts : 1,4 millions de francs (Marianne, 1998, Dossiers du Canard, L'enfer du fisc, 1999)  
12/05/1998
"Les relations particulières de Le Pen avec l'argent, son attirance pour le luxe surtout, n'étaient plus un secret pour personne depuis longtemps. (...)
Il a donc fallu attendre la crise pour que les langues se délient, pour que nous apprenions combien cette dérive était allée loin, puisqu'un arrêt de la Cour administrative d'appel de Paris du 12 mai 1998 a même établi qu'à une époque certains dons versés par des militants au Front national arrivaient en réalité sur le compte personnel de Le Pen. Et bien qu'il ait prétendu le contraire, il n'a pas convaincu la justice. L'argent n'était donc pas seulement pour lui un instrument de sa domination à l'intérieur du parti, mais aussi un but en soi." (Bruno Mégret, Le chagrin et l'espérance. Les dérives suicidaires)
 
12/1998
José Péruga, conseiller municipal de Frontignan (Hérault) : Le Pen cautionne «un système népotique et une exploitation honteuse des militants», Les «courtisans» de Le Pen «ont droit à tous les égards», et en particulier deux de ses filles, Yann, l'épouse de Maréchal, et Marine, salariées par le FN «23 000 F par mois» l'une, «30 000 F net par mois» l'autre. (Libération, 3/12/1998)  
05/12/1998
crise du FN Le Pen-Mégret. Fonds reçus de l'Etat : 35.566.543 F en 1997, 41.137.430 F en 1998, et près de 300.000 F, grâce à l'élection d'un député, Jean-Marie Le Chevallier, même si cette élection a par la suite été invalidée. Chacun des deux camps mobilise ses avocats dans l'espoir d'obtenir le contrôle de l'argent versé par l'Etat, des cotisations (plus de 9 millions de F en 1997), voire du siège du parti, à Saint-Cloud, auxquels s'ajoutent l'appellation et le logo du FN, atout majeur dans la bataille politique qui s'annonce entre lepénistes et mégrétistes. Terrains et constructions propriété du FN étaient évalués en 1997 à plus de 34 millions de F. Le Pen affirme que Serge Martinez a dépensé pour a location des locaux que les mégrétistes occupent à Asnières 350.000 F, ce qui le rend "sanctionnable par les commissions de surveillance de la vie politique". Il estime d'autre part que M. Mégret dépense actuellement un million de F par mois pour sa protection rapprochée. (AFP, 18/12/1998)  
10/12/1998
Accusation à France Inter contre Mégret de : «mener depuis plusieurs mois, peut-être même plus, une action de subversion, de séduction et d'intrigue auprès des élus grâce à un organisme qui s'appelle l'Institut de formation nationale (IFN), qui est assez bien doté financièrement et qui permet d'inviter les gens dans les grands hôtels et de leur offrir à dîner».  
12/1998
Serge Martinez accuse «Samuel Maréchal (gendre de Le Pen), sa femme (Yann Le Pen, ndlr), sa sœur, son frère et une amie de sa femme» d'être salariés du FN et de lui «coûter 2 159 000 francs par an, soit l'équivalent d'une année de cotisations de 21 500 adhérents chômeurs» (Libération, 11/12/1998)  
19/04/1998
Pierrette Lalanne, ex-femme de Le Pen, qui ne s'était plus exprimée sur son ancien mari depuis 1986, date d'une célèbre interview - et de photos dénudées - à 'Playboy' : "Le jour où il a hérité (de la fortune de l'héritier des Ciments Lambert), il est devenu radin". L'héritage Lambert, outre la maison de Saint-Cloud estimée selon elle à 40 millions de francs, était placé en partie en Suisse, à hauteur d''au moins 6 milliards' d'anciens francs (60 MF). Quand elle avait besoin d'argent elle 'téléphonait d'une cabine publique et disait à son banquier: "Tu m'envoies huit ou dix petits nègres", un "petit nègre" correspondant à 10.000 francs.
('Vrai Journal' de Canal+)
 
05/01/1999
plainte déposée à Paris contre Jean Garnier et Jean-Pierre Mouchard par Carlos Miriel, qui accuse ses anciens associés d’escroquerie et d’abus de biens sociaux pour avoir payé, par l’intermédiaire d’Ecotec, la villa de Ruel-Malmaison des époux Le Pen (voir plus bas : 24/04/2002, Les réseaux de Le Pen en Suisse)  
15/01/1999
Licenciement par France Télévision de Joël Bonnemaison, journaliste à FR3 Nantes, mis en examen en décembre 1998 après avoir avoué être l'auteur d'une lettre anonyme au Rédacteur en Chef de la station, l'accusant, entre autres, d'être un «dévoyé» et un «bouffon vénal». Ancien responsable local du Front National, intime avec Jean-Marie Le Pen (témoin de son mariage comme Alexandre Hébert, leader anarcho-syndicaliste de Force Ouvrière), auquel il sert de chauffeur lors de ses déplacements dans la région, Joël Bonnemaison militant à FO depuis les années 70 est rédacteur en chef d'" Ouest syndicaliste ", le journal de FO en Loire-Atlantique. Affecté en Vendée à la demande de Philippe de Villiers (Libération du 01.02.99), Bonnemaison est responsable national d'un des trois syndicats de journalistes FO, le Syndicat Général des Journalistes (SGJ), dirigé par Tristan Malle, réputé proche des trotskistes "lambertistes" du Parti des Travailleurs.
"Déjà par le passé, la rédaction a dû déplorer les agissements de M. Bonnemaison et ses manoeuvres avec le Front national", selon une pétition de la rédaction. A l'occasion de la campagne électorale européenne de 1994, Joël Bonnemaison avait par surprise reçu en direct Jean-Marie Le Pen à la place du responsable local du Front national. La direction de FR3 n'avait alors pas réagi malgré les protestations des organisations représentatives du personnel.
 
22/03/1999
Un fusil à pompe (à balles de caoutchouc), un revolver, cinquante cartouches, des grenades lacrymogènes, une bombe anti-agression, deux gilets pare-balles, un détecteur de radars de la police... découverts par des policiers belges lors d'une patrouille de routine dans le coffre d'une voiture utilisée par Jean-Marie Le Pen (On venait de dérober un téléphone portable par la vitre avant droit brisée d'une Peugeot 605 immatriculée en France)
A la recherche des propriétaires du véhicule, les policiers ont retrouvé plus tard dans la soirée, dans un restaurant, le président du FN, son chauffeur et son garde du corps. Ce dernier a expliqué que ces armes lui servaient à assurer la protection de Jean-Marie Le Pen, privé de son escorte policière française sur le territoire belge. Il n'aurait toutefois pas pu produire de permis de port d'armes valide, notamment pour le fusil à pompe pour lequel il est exigé en Belgique. Les trois hommes ont été emmenés au commissariat. Le Pen, qui n'avait pas sur lui sa carte de député européen, a fini par être relaxé, après avis du ministère public.
Jean-Marie Le Pen, qui se trouvait à Bruxelles pour la session du Parlement européen, riposte benoîtement que "ni la voiture ni les armes ne lui appartiennent", ce qui n'est pas vraiment la question. Le parquet de Bruxelles " examine l'opportunité de demander la levée de l'immunité du parlementaire" pour l'interroger."
 
13/06/1999
Elections européennes. MNR =
576 655
13/06/1999
Elections européennes. FN =
1 001 982
16/09/1999
réunion de rentrée du Comité national de vigilance contre l'extrême droite. Les représentants du MDC et du PS mettent en cause la pérennité du Comité. Selon eux, le FN et le MN ne représenteraient plus de danger électoral majeur, et il serait inutile d'observer les comportements d'extrême droite dans la société si ceux-ci ne sont plus coordonnés par une formation politique. Une analyse qui a provoqué de vives réactions des autres composantes du Comité qui s'interrogent sur les motivations profondes de ce revirement au moment où l'éclatement du FN laisse entrevoir l'existence de liens entre le pouvoir et l'extrême droite. (Source : NOTE D'INFORMATION DU RESEAU VOLTAIRE Edition du 1er octobre 1999, numéro double 204-205 )  
17/09/1999
à sa demande, condamnation de sa fille Marie-Caroline (passée chez Mégret et qui gérait la Serp depuis 1992) par le tribunal de commerce de Paris à lui rembourser 516.000 francs. L'avocat de Marie-Caroline Le Pen, Eric Delcroix, évoque le salaire d'un employé de maison "mauricien" du président du FN  
22/09/1999
Marie-Caroline Le Pen à France-Inter : le maître d'hôtel de son père, dans son ancienne résidence de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), entre 1982 et 1992, a été rémunéré par la Serp, soit 757.000 francs de salaires qu'elle estime "fictifs". "Mon père fait un peu ce qu'il veut. Quand il ne peut plus diriger les hommes ou quelque chose (...), il préfère les casser". C'est "ce qu'il a fait avec le FN et avec cette société" (la Serp).  
2000
"En 2000, Jean-Marie Le Pen a déclaré au fisc un actif net imposable de 9 082 280 F et a payé, à ce titre, 27 000 F d'impôt de solidarité sur la fortune. Il déclare posséder un «petit» portefeuille d'actions - ce spéculateur a déjà réalisé de confortables plus-values, de l'ordre de 280 000 F en 1999 - et la majorité des parts de la Société civile immobilière du pavillon de l'Ecuyer, à laquelle Montretout appartient juridiquement. «Pour habiter ici, chez moi, l'Etat prétend me faire payer 50 000 F par mois! fulmine-t-il. Je suis en procès contre le fisc parce que je conteste les évaluations et les redressements qu'il me fait.»" (cité par l'Express du 2/05/2002)  
03/2000
déclaration : «nous n’acceptons pas de voir limitées nos libertés et nos droits parce que nous ne sommes pas juifs»  
10/2000
déchéance de son mandat de député européen pour avoir agressé une candidate socialiste aux législatives de 1997, faits pour lesquels il sera condamné à trois mois de prison avec sursis  
07/06/2001
débouté par Cour européenne des droits de l'homme saisie pour qu'elle déclare inéquitable la procédure suivie contre lui, à Versailles en octobre 2000  
05/09/2001
débouté en première instance dans le procès contre sa fille Marie-Caroline à propos de la deuxième maison de La Trinité-sur-Mer (Morbihan). Il a porté l'affaire devant la cour d'appel de Rennes (Ille-et-Vilaine).  
18/10/2001
condamnation pour propos racistes de Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret par un arrêt définitif de la cour d'appel de Versailles, le 18 octobre 2001, avec obligation de publier cette condamnation dans trois quotidiens et trois hebdomadaires nationaux à leurs frais. (Le Monde, 5/05/2002)  
15/01/2002
Parlement européen. Déclaration des intérêts financiers des députés
Je soussigné, Le Pen Jean-Marie, déclare par la présente :
A) Exercer les activités professionnels suivantes : rien à déclarer
B) Exercer les fonctions ou activités rémunérées ci-après : rien à déclarer
C) Avoir reçu, dans le cadre de mes activités politiques, les soutiens suivants (financiers, en personnel, en matériel, alloués par…) : rien à déclarer
D) Renseignements complémentaires : rien à déclarer
 
10/04/2002
Journal Officiel Numéro 84 (fichier Excel) : Les élus qui ont parrainé Le Pen et Mégret
 
18/04/2002
Interview Adar Primor, journaliste au quotidien israélien Haaretz : "Racisme : Je ne soutiens pas une théorie de la supériorité des races, mais il y a une différence entre les races (...) Le voile musulman : Il nous protège des femme laides"  
21/04/2002
Election présidentielle (1er tour). Bruno Mégret (MNR) =
667 026
21/04/2002
Election présidentielle (1er tour). Le Pen =
4 804 713
24/04/2002
Les réseaux de Le Pen en Suisse (Webdo.ch) :
- Christian Cambuzat, directeur du Centre Lémanique de Revitalisation de l'hôtel Mirador du Mont-Pèlerin (VD) ("le plus grand de nos diététiciens" - cf. Gabriel Matzneff : Le dîner des Mousquetaires) gourou du traitement de l'amincissement : le nouveau look du "présidentiable", c'est lui : «Il y a certaines choses qui se font qui doivent rester secrètes, mais je peux vous assurer que j’ai assisté à des dîners en ville en présence de différentes personnalités dont les noms feraient sursauter pas mal de gens.»
- Jean-Pierre Mouchard, dit François Beauval, l'un des leaders de la vente de livres par correspondance, trésorier de Jean-Marie Le Pen Cotelec, l’association de collecte de fonds du Front national, l’un des deux actionnaires d’Ecotec SA, une société destinée à finaliser puis à vendre le brevet d’un additif qui permettrait de réduire les émanations polluantes, le second actionnaire étant le promoteur immobilier Jean Garnier, qui n’est autre que l’ex-mari de Jany Le Pen, l’épouse actuelle. Elf rachète rachète la moitié du capital d'Ecotec en décembre 1996, à l'époque d'Alfred Sirven.
- Jacques Darier, ancien directeur de la banque du même nom
- Jean-Pierre Aubert, directeur de Aubert & Cie, à Genève, condamné dans une affaire de blanchiment d'argent de la drogue, qui a quitté Genève depuis quelques années et se trouverait aujourd’hui à l’étranger «en pèlerinage religieux».
 
25/04/2002
campagne du 2ième tour : ouvrir des "camps de transit" pour les sans-papiers qui ne pourraient pas être expulsés, affréter un "train spécial" pour les réfugiés du centre de rétention de Sangatte et slogan "national, populaire et social" (largement usitée par le Parti national-socialiste d'Adolf Hitler)  
04/2002
Selon des lois organiques de la Ve République, chaque candidat à la présidentielle se doit de déposer, sous pli scellé, au Conseil constitutionnel, une déclaration de patrimoine. Cette dernière restera confidentielle excepté pour le vainqueur qui verra la sienne rendue publique après le second tour. Le président devant également fournir un autre état de son patrimoine à la fin de son mandat.
"De tout temps, les candidats ont minimisé leurs biens mobiliers et immobiliers et de ce fait, seule une estimation peut être faite. Jean-Marie Le Pen, président et candidat du Front national et le plus fortuné de tous, possède une villa à Saint-Cloud évaluée à 3,2 millions d’euros, un portefeuille d’actions et une maison (celle de sa femme) à Rueil-Malmaison." (RFI, 10/04/2002)
 
05/05/2002
Election présidentielle (2ième tour) Le Pen
5 510 466
19/04/2003
"Le jour où nous aurons en France, non plus cinq millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. Quand ils ne le font pas, on leur dit: 'qu'est-ce que tu as à me regarder comme ça? Tu cherches la bagarre?' Et vous n'avez plus qu'à filer, sinon vous prenez une trempe." (Le Monde, 19/04/2003)  
7/01/2005
"En France du moins, l'occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés. (...) (sur le "drame d'Oradour-sur-Glane") il y aurait beaucoup à dire. (...) Si les Allemands avaient multiplié les exécutions massives dans tous les coins comme l'affirme la vulgate, il n'y aurait pas eu besoin de camps de concentration pour les déportés politiques. (...) Ce n'est pas seulement de l'Union européenne et du mondialisme que nous devons délivrer notre pays, c'est aussi des mensonges sur son histoire, mensonges protégés par des mesures d'exception. D'où notre volonté constante d'abroger toutes les lois liberticides Pleven, Gayssot, Lellouche, Perben II." (Rivarol, 7/01/2005)
Par Kyliiolos - Publié dans : Articles
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Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /Oct /2007 17:51
Cette compilation n'est pas de moi mais provient du site http://www.decadi.com/lepen.html
Vous l'aurez comme toujours deviné c'est pour patienter en attendant la partie 3 de mon compte rendu.





















20/06/1928
naissance à La Trinité-sur-Mer (Morbihan) de Jean Le Pen, qui deviendra Jean-Marie sur le conseil de sa première épouse Pierrette pour plaire à l'électorat catholique.  
1944
«Je suis devenu anticommuniste à 16 ans. J'avais été révolté par le comportement de certains justiciers à la Libération. Chez nous, les communistes étaient des paresseux, chômeurs professionnels, des ratés, des aigris.» (cité par l'Express du 2/05/2002)  
29/04/1948
première trace de bagarre (Libération, 27/04/2002)  
06/1948
bagarre (Libération, 27/04/2002)  
1949
président de la "Corpo" de la faculté de Droit  
02/1950
"il passe la nuit au poste pour avoir frappé le personnel de cabarets parisiens" (Libération, 27/04/2002)  
03/04/1951
"au lendemain d'une nuit de bagarre avec des étudiants de l'Unef, Le Pen pénètre ivre dans une église d'Aix-les-Bains où il insulte le prêtre, les fidèles et les policiers qui l'embarquent" (Libération, 27/04/2002)  
1953
engagement en Indochine, le temps d’une rapide préparation militaire à Saint-Maixent, qu’il accuse de marxisme car l’on passe le révolutionnaire «Potemkine» au ciné-club. Il en sort aspirant de réserve au 1er régiment étranger de parachutistes.  
03/07/1954
arrivée en Indochine après la chûte de Diên Biên Phu  
03/12/1955
rencontre de Pierre Poujade, papetier de Saint-Céré (Lot), qui mène une croisade populiste de petits commerçants contre l'Etat et le fisc  
02/01/1956
élu député poujadiste de Paris (benjamin de l'Assemblée nationale). Rapidement Poujade l'accuse de dérives fascistes tout en le sommant de cesser sa propagande antisémite  
09/1956
nouvel engagement volontaire de six mois, toujours au 1er REP, dans le cadre de l'expédition de Suez, il arrive en Egypte... quelques heures avant le cessez-le-feu et est affecté à l'enterrement des cadavres égyptiens.  
11/1956
transfert en Algérie. où il avoue avoir participé à la torture (Combat, 09/11/1962)  
22/02/1957
"J'ai été arrêté le 22 février 1957, vers minuit ou deux heures du matin. (...) Ils m'ont laissé deux jours sans rien me dire. Et un jour ils m'ont appelé: "Allez, c'est à vous". (...) C'est le lieutenant Le Pen qui m'interrogeait. Moi j'ai dit: "Je ne connais pas". Ils m'ont déshabillé. Il y avait une table très grande, ils m'ont attaché les poignets et les jambes et ils m'ont enlevé le tricot de peau. Je me rappelle ils l'ont mouillé, ils me l'ont mis sur les yeux, et ils ont commencé la gégène. C'était un soldat de Le Pen qui tournait la gégène. Le lieutenant recommençait: "Où sont tes amis?". Moi je disais: "Je ne suis pas un terroriste". En même temps que l'électricité, un militaire me frappait avec une brosse métallique. La deuxième fois, ils m'ont fait la baignoire. Le Pen, lui, commandait. Les soldats m'ont plongé la tête dans l'eau. Je levais le doigt, ils me sortaient la tête, et je faisais ma prière: "Dieu est grand". Et ça recommençait. Ils m'ont interrogé pendant dix-huit jours". (Mahfoud Abdelbaki, El-Manchar, Alger, 01/2000)
"El-Manchar" a également recueilli les témoignages de Cherki Ali Rouchaï, Abdenour Yahaoui, Lakhdari Khalifa, Mohamed Louli, qui viennent d'être rassemblés dans un livre de Hamid Bousselham, publié en Algérie sous le titre "Torturés par Le Pen", aux éditions Rahma. (Amnistia.net, 27/06/2000)
 
29/03/1958
meeting électoral poujadiste à Paris. Bagarre : "ce n'est que quelques années plus tard qu'est apparue une cataracte traumatique, laquelle, progressivement, peu à peu, m'a privé de la vue." (Le Pen sans bandeau, Jean Marcilly, ed. J. Grancher). Mais quel oeil ?  
11/1958

réelu avec l'appui du Centre national des indépendants et paysans (Cnip), dirigé par Antoine Pinay et auquel appartient alors Giscard d'Estaing

 
1960
Front national pour l'Algérie française  
09/11/1962
"Je n'ai rien à cacher, j'ai torturé parce qu'il fallait le faire." (Combat, 09/11/1962) Il précise le lendemain qu'il préfère "méthodes de contrainte" à "torture".  
03/1963
création de la Serp (Société d'études et de relations publiques), spécialisée dans l'édition de disques historiques. Parmi les actionnaires un certain Léon Gaultier, ancien responsable du Parti populaire français (PPF) de Doriot, engagé en 1943 dans la Waffen SS et condamné en 1946 aux travaux forcés, dont il se sépare en 1992  
1964
l'activité de la Serp se voit sévèrement critiquée par Jean-Louis Tixier-Vignancour, futur candidat à l'élection présidentielle, que Le Pen a rejoint. Tixier reproche à ce dernier d'avoir édité un disque sur un chantre de la collaboration, Philippe Henriot, et un autre sur le IIIe Reich. Sur la pochette de ce disque, qui provoque l'indignation d'associations de résistants, on lit: «La montée vers le pouvoir d'Adolf Hitler et du Parti national-socialiste fut caractérisée par un puissant mouvement de masse, somme toute populaire et démocratique, puisqu'il triompha à la suite de consultations électorales régulières, circonstance généralement oubliée.» (cité par l'Express du 2/05/2002)  
12/1965
Election présidentielle. directeur de campagne de Tixier-Vignancour (5,27 %)  
1965
condamnation pour «apologie de crimes de guerre» pour un disque de chants du IIIe Reich comportant des titres comme l'Hymne du parti nazi ou Vive Hitler.  
14/01/1971
deux arrêts de la Cour de cassation confirment la condamnation pour «apologie de crimes de guerre»  
5/10/1972
fondation du Front National : à l'approche des législatives de mars 1973, les nationalistes d'Ordre nouveau et les quelques compagnons de route de Le Pen s'unissent. Président, Le Pen, vice-président, François Brigneau, (un ancien du Rassemblement national populaire de Déat et de la Milice de Darnand), secrétaire général adjoint, Roger Holeindre (para rallié à l'OAS), trésorier, Pierre Bousquet, (engagé dans la division Charlemagne de la Waffen SS sur le front de l'Est).
Il y agrège petit à petit les tendances les plus radicales de l'extrême droite : les nationalistes révolutionnaires (François Duprat), le groupuscule néo-nazi de la Fane !Marc Fredriksen), le Mouvement nationaliste révolutionnaire (Jean-Gilles Malliarakis), la mouvance «solidariste» (Jean-Pierre Stirbois et Marie-France Stirbois), puis, dans les années 80, les catholiques traditionalistes (Bernard Antony), les cadres issus de la Nouvelle Droite, passés par le Grece (Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne) ou le Club de l'Horloge (Jean-Yves Le Gallou, Bruno Mégret, Jean-Claude Bardet).
 
11/72
publication du programme du FN dans Le National. Gérard Longuet, ancien dirigeant d'Occident - mouvement de droite nationale française -, et futur président du Parti républicain aurait largement participé à sa rédaction. Dans ce programme, le FN incarne la droite sociale populaire et nationale. On y souhaite le démantèlement du «tout-Etat» - du secteur public entre autre. Il y a une orientation nationale-populiste ; le programme défend les intérêts catégoriels - petit commerce. La corrélation entre la présence des immigrés et le chômage n'est pas suggérée - le thème de l'immigration n'est pas dominant. Par ailleurs le programme soutient les régimes pro-américains, les dictatures en Espagne, Grèce, Portugal ; il prône l'anticommunisme et se place pour la défense des «corps sains» de la nation (armée, police...).  
04/03/1973
Elections législatives. FN =
108 000
05/05/1974
Election présidentielle (1er tour). Le Pen =
190 921
01/1976
Hubert Lambert, fils du fondateur des Ciments Lambert, signe un testament en faveur de Le Pen et meurt peu après à l'âge de 42 ans. Héritage estimé à environ 30 millions de Francs (plus de 90 millions d'aujourd'hui), comprenant le château de Montretout, à Saint-Cloud (superbe hôtel particulier de 365 m2 et 11 pièces, dans un parc arboré de 4 800 m2, avec dépendances. «Je crois qu'elle est évaluée aujourd'hui à 10,5 millions de francs», avance son propriétaire. Un chiffre que les agences spécialisées de Saint-Cloud multiplient volontiers par deux ou trois). La succession sera réglée à l'amiable avec la famille, après un début de procès.  
1978
mort dans un attentat non élucidé de François Duprat, historien négationniste  
1981
Jean-Pierre Mouchard, dit François Beauval ouvre un compte à l’UBS de Genève, N° 386.047.00 W, où Jean-Marie Le Pen a accès par procuration. En 1986, ce compte affichait 600 000 francs suisses. (voir plus bas : 24/04/2002, Les réseaux de Le Pen en Suisse)  
05/1981
Election présidentielle. Le Pen est absent du scrutin, faute d'avoir réuni les 500 parrainages d'élus.  
03/11/1981
achat de la deuxième maison de La Trinité-sur-Mer (Morbihan) au nom de sa fille Marie-Caroline pour éviter d'alourdir son ISF  
11/09/1983
Election municipale partielle à Dreux : Jean-Pierre Stirbois (FN) obtient 16.5 % des suffrages et constitue avec la droite locale une liste d’union qui permet à 4 candidats du FN d’être élus au deuxième tour. Bernard Pons, secrétaire général du RPR approuve l’accord réalisé à Dreux pour battre l’alliance socialo-communiste.  
10/1983
rencontre de Le Pen avec Raymon Barre qui qui se justifie en disant que les électeurs du FN "sont des Françaises et des Français dont l’opinion s’exprime et que nous n’avons pas le droit de traiter comme des nazis, des fascistes ou autres" (cité par Bihr A., Pour en finir avec le FN, Paris, Syros, 1992, p. 213)  
1984
divorce mouvementé avec sa première épouse, Pierrette, à qui il coupe les vivres. et qui ira jusqu'à poser nue, déguisée en soubrette, dans Playboy en 1986  
13/02/1984
«l’hégémonie soviétique connue, mais aussi hégémonie tenant en particulier au monde islamo-arabe, qui progressivement sont en train de coloniser la France» (L’Heure de vérité)  
13/02/1984
«Les juifs ne doivent pas être plus protégés que les Bretons... S'il doit y avoir une protection supérieure, c'est à l'égard des Français.» (L’Heure de vérité)  
13/02/1984
«L'explosion démographique du monde islamo-arabe est en train d'envahir et de coloniser notre pays.» (L’Heure de vérité)  
13/02/1984
«La légalisation de l'avortement a été dans notre pays une régression de plusieurs siècles et peut-être de plusieurs millénaires.» (L’Heure de vérité)  
20/10/1985
allusion antisémite en parlant de quatre journalistes (Jean-François Kahn, Jean Daniel, Ivan Levaï et Jean-Pierre Elkabbach) dans un discours à la fête Bleu-blanc-rouge pour lequel il sera condamné malgré des recours jusqu'en cassation  
28/10/1985
Arrêt de la cour d’appel d’Amiens relaxant les responsables du Courrier Picard poursuivis en diffamation par Le Pen pour l’avoir accusé de constituer « en permanence une incitation au racisme » et «une provocation à l’antisémitisme ou au nazisme»  
03/1986
élu député (à la proportionnelle) avec un groupe de 35 députés. il dépose une proposition de loi d'amnistie fiscale (Dossiers du Canard, L'enfer du fisc, 1999)  
11/03/1986
Jugement du tribunal d’Aubervilliers sur le discours à la fête des «bleu blanc rouge» attaquant J.-F. Kahn, J. Daniel, I. Levaï, J.-P. Elkabbach et Mgr Lustiger  
27/03/1986
Arrêt correctionnel de la cour d’appel de Lyon relaxant les responsables de la fédération du Parti socialiste poursuivis en diffamation par Le Pen et le FN à la suite d’un communiqué dans lequel ils accusaient l’extrême droite d’incitation à la haine et au racisme  
09/07/1986
Arrêt de la cour d’appel de Paris du 9 juillet 1986 confirmant le jugement du 11/03/1986 du tribunal d'Aubervilliers  
06/05/1987
Sida : «Les sidaïques en rerspirant du virus par tous les pores, mettent en cause l'équilibre de la nation. (...) Le sidaïque est contagieux par sa transpiration, sa salive, son contact. C'est une espèce de lépreux.» (Antenne 2)  
18/05/1987
clôture du compte à l’UBS de Genève, N° 386.047.00 W. «Cette somme (600 000 francs suisses) cautionne un prêt fait à la société de disques de Le Pen», expliquait alors Jean-Pierre Mouchard au Journal de Genève. «Sur un relevé en notre possession dix placements sont gérés sur ce seul compte, soit au minimum 20 millions de francs français.(...) Le Pen est au moins dix fois milliardaire en Suisse. Pour lui, ce n’est pas Français d’abord, c’est franc suisse d’abord!» (Guy Konopnicki) (voir plus bas : 24/04/2002, Les réseaux de Le Pen en Suisse)  
13/09/1987
Chambre à gaz : «Je me pose un certain nombre de questions. Je ne dis pas que les chambres à gaz n'ont pas existé. Je n'ai pas pu, moi-même, en voir. Je n'ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale.» (Grand Jury RTL-Le Monde)  
28/01/1988
Arrêt de la cour d’appel de Versailles à la suite des propos de Le Pen considérant l’existence des chambres à gaz comme «un point de détail» (Le grand jury TL- Le Monde du 13 septembre 1987)  
03/02/1988
Arrêt de la cour de cassation rejettant le pourvoi de Le Pen contre l'arrêt de la Cour d'appel de Paris du 09/07/1986  
1988
campagne électorale : "libérer les français de l'esclavage fiscal" (Dossiers du Canard, L'enfer du fisc, 1999)  
24/04/1988
Election présidentielle (1er tour). Le Pen =
JM Le Pen déclare qu'après le premier tour des présidentielles, il a rencontré Jacques Chirac chez Guillain de Bénouville, pour négocier le soutien du Front national en sa faveur pour le second tour. Chirac nie, mais Pasqua confirme.
4 376 742
01/05/1988
Le Pen invite les militants du Front National à voter non directement pour Jacques Chirac, mais "contre" François Mitterrand, contre l'avis de Jean-Pierre Stirbois et Roland Gaucher.
"C'est dans ces circonstances que j'eu chez Jean-André Faucher un dîner en compagnie de Roland Dumas. Cette rencontre a été signalée dans le livre d'Emmanuel Faux, Thomas Legrand et Gilles Perez "La Main droite de Dieu - Enquête sur François Mitterrand et l'extrême-droite".
Dans ce récit, on peut lire : " Roland gaucher fournit d'emblée une précieuse indication à son interlocuteur : "Il n'y a aucun risque pour que je vote un jour pour un gaulliste, Chirac ou un autre". Et d'expliquer que la stratégie mise au point par Jean-Pierre Stirbois et son équipe consiste à faire voter en sous-main pour François Mitterrand ". (Roland Gaucher, Unité radicale, 04/02/2002)
 
12/06/1988
Elections législatives. Scrutin majoritaire. Les candidats du FN devancent ceux de la droite traditionnelle dans 124 des 555 circonscriptions
Un seul siège de député FN : Yann Piat (Var) qui adhère quelques semaines plus tard au groupe UDF. Filleule de Le Pen, elle est exclue du Front national en octobre 1988 et assassinée le 25/02/1994 à Hyères.
 
17/08/1988
Olivier Messaoud, 21 ans, est tué à Saint-Ambroise (Gard) par un patron de bistrot. soutenu par un comité de défense animé par le FN (libéré un mois après)  
02/09/1988
Durafour-crématoire : «Monsieur Durafour et Dumoulin, obscur ministre de l'ouverture dans laquelle il a d'ailleurs immédiatement disparu, a déclaré : nous devons nous allier aux élections municipales, y compris avec le Parti communiste, car le PCF, lui, perd des voix tandis que l'extrême droite ne cesse d'en gagner... M. Durafour-crématoire, merci de cet aveu.» Réunion des cadres FN au Cap-d'Agde  
01/10/1988
Le Pen nomme Bruno Mégret directeur général du parti, Carl Lang ayant succèdé à l'ancien leader et organisateur de l'aile radicale du FN, JP Stirbois, mort accidentellement.  
10/12/1988
Mabrouk Merabet, 27 ans, abattu par un patron de bistrot sympathisant du FN à Arandon (Isère). Le 22 décembre 1989, l’assassin bénéficie d’un non-lieu pour légitime défense, par la cour d’appel de Grenoble  
1989
création de l'Institut de formation nationale (IFN), association loi 1901 créée qui forme cadres et élus du parti, d'abord domicilié dans l'appartement parisien de Mégret, puis transféré au siège du FN en 1995. Cet organisme a obtenu l'agrément de la Direction générale des collectivités locales (DGCL) en 1994 et bénéficie donc de l'aide des collectivités locales pour financer ses stages (bénéfice de 758 820,27 F en 1995) (Libération, 11/12/1998)  
11/10/1989
Pourvoi de Le Pen rejeté par la cour de cassation sur ses propos du 13 /09/1987 jugés par la Cour d'appel de Versailles le 28/01/1988  
29/03/1989
Arrêt de la cour d’appel de Paris contre les propos de Le Pen au cours de l’émission « L’Heure de vérité » du 14 février 1984  
11/08/1989
Les juifs : «Les grandes internationales, comme l'internationale juive, jouent un rôle non négligeable dans la création d'un esprit antinational.» (Présent)  
26/08/1989
Droits de l'homme : «La Déclaration des droits de l'homme est la mère de tous les grands mouvements totalitaires du XXe siècle, car très rapidement, l'aspiration à l'humanisme et à l'humanitarisme débouche sur la terreur.» (La Trinité-sur-Mer)  
12/1989
Marie-France Stirbois est élue, lors d'une législative partielle, députée d'Eure-et-Loir (61,3%). Elle sera la seule élue FN au Palais-Bourbon jusqu'en 1993.  
11/01/1990
Jugement du tribunal de grande instance de Nanterre pour assertion « coupablement choquante et en elle-même intolérable» et «atteinte très grave au souvenir, au respect et à la compassion dues aux survivants du génocide et de leurs familles».  
23/05/1990
Deuxième jugement du tribunal de grande instance de Nanterre sur le même sujet  
25/05/1990
Abdelkader Ferrar, 22 ans, tué à coups de couteau par un buraliste, sympathisant du FN, à Aramont, près d’Avignon. Assassin inculpé d’homicide involontaire et incarcéré  
20/06/1990
Jugement du Tribunal de grande instance de Toulon relaxant Roger Hanin et le directeur du journal qui avait publié à propos du FN : «ses dirigeants ne sont pas seulement des fascistes mais aussi de véritables nazis»  
11/1990
Le Pen rend visite à Saddam Hussein en pleine guerre du Golfe, et il accepte d'entériner l'annexion du Koweït ; il refuse de considérer comme des otages les Français retenus par l'Irak.  
25/02/1991
Arrêt de la cour d’appel d’Aix-en-Provence confirmant le jugement de Toulon  
18/03/1991
Arrêt de la Cour de Versailles du 18 mars 1991 confirmant la décision du tribunal de grande instance de Nanterre  
31/05/1991
remariage avec Jeanne-Marie Paschos, dite Jany, "mondaine de 69 ans, habituée de la jet-set, née d'un père d'origine grecque marchand de tableaux, flambeur invétéré, et d'une mère hollando-bretonne protestante (...) qui préside l'association SOS Enfants d'Irak" : «Les braves gens du Front, quand je les embrasse, j'oublie complètement qu'ils sont moches» (Libération, 26/04/2002)
Egalement présidente d'honneur de plusieurs associations de défense des animaux (Le Monde, 19/03/2002), Jany possède un petit bijou. «Une vieille Rolls-Royce, que je l'adjure de vendre, parce qu'on ne la sort jamais» selon Le Pen (L'Express, 28/03/2002)
 
29/02/1992
rencontre secrète à Saint-Raphaël, en compagnie d'Alain-Gérard Georgi-Samaran, délégué du FN au Paraguay et en Argentine, de Le Pen avec Armando Nano qui gère une imposante fortune dans les Caraïbes et en Amérique latine depuis sa propriété installée dans la microscopique république antillaise de Saint-Vincent. En décembre 1996, deux magistrats italiens du pool «Mani pulite» font procéder à plus d'une centaine de perquisitions chez les proches et les hommes de paille d'Armando Nano, condamné ensuite à quatre années de prison en première instance pour escroquerie (une société contrôlée par Nano mettait en vente des parts d'une carrière de marbre noir au Pérou, en promettant un gain de quarante dollars pour une mise de un dollar).
La petite république d'opérette de Saint-Vincent, dont Nano est l'un des banquiers en vue, vient d'être accusée par le Département d'Etat américain de servir de plaque tournante au blanchiment de l'argent de la drogue. De même les anciens dirigeants du Paraguay protecteurs de Nano étaient-ils dans le collimateur des services antidrogue des USA. (Le canard enchaîné, 22/04/98)
 
12/03/1993
la cour d’assises du Var condamne à 8 ans de réclusion Emilien Bonnel, militant FN, qui a tué Abdallah Moktari 25 ans  
21/03/1993
Elections législatives (1er tour). FN =
3 152 543
23/03/1993
Finalement, Savastano se fait coincer par le président à propos d'une discussion au téléphone qu'il a eue le 23 mars 1993 avec le maire (UDF) d'Aix-en-Provence, Me Joissains. Dominique Bréjoux lit ce que disait alors Savastano pour rassurer ses amis politiques: "J'étais dans l'appartement avec Le Pen, il y a un mois, et on a pris des accords!" Des accords pour faire battre Yann Piat et "aider" Mégret, précise-t-il. La salle d'audience retient son souffle. A la barre, le VRP de Fargette finit par lâcher: "Ça s'est passé à Nice, avec Fratani (attaché parlementaire de Tapie, NDLR)... On a rencontré Peyrat (le maire de Nice, à l'époque dirigeant du FN, NDLR) puis Le Pen est arrivé, un accord a été passé." (Compte -rendu du procès sur l'asassinat de Yann Piat, L'Humanité, 15/05/1998)  
06/1993
condamnation par la cour d'appel de Paris à 10 000 F (1 500 euros) d'amende pour «Durafour-crématoire»  
14/06/1993
débouté par le TGI de Nancy après qu'un comité antifasciste l'eut traité de «fils naturel d'Hitler»  
05/1994
Au moment même du génocide rwandais, Le Pen confie la direction du DPS (Département Protection Sécurité du FN) à Bernard Courcelle qui lui a été présenté par le commissaire Charles Pellegrini, un ancien de la cellule élyséenne (comme Paul Barril).
Le capitaine Courcelle, "correspondant" de la Direction de la protection et de la sécurité de la Défense (DPSD, ex-Sécurité militaire) chargé de la surveillance des trafics d’armes et des mercenaires, est mis en disponibilité en 1985 pour entrer dans la société d’armements Luchaire (impliquée dans la livraison d'armes en Tchétchénie, Croatie et Iran), tout en conservant son habilitation confidentiel-secret-Défense. De mai 1990 à mai 1994 il est chargé de la surveillance les "œuvres d’art" du musée d’Orsay dont la conservatrice ést une certaine Anne Pingeot, mère de Mazarine. A ce titre, il assure la protection de ces dames et même il précise : "Je m’occupais de préparer les visites, souvent impromptues, de François Mitterrand à Anne Pingeot" (L’après Le Pen, Michaël Darmon et Romain Rosso, Seuil,1998 et interview à Rivarol, 5/02/1999.)
Il professionalise le service d'ordre du FN dont il restera le chef jusqu'au début 1999, année au cours de laquelle le DPS sera l'objet d'une commission d’enquête parlementaire.
 
12/06/1994
Elections européennes. FN =
11 députés européens
2 044 623
21/02/1995
Ibrahim Ali, 17 ans, Français d’origine comorienne, est tué par balles par des colleurs d’affiche du FN, à Marseille  
1995
Alexandre Hébert (franc-maçon, membre de la Libre-Pensée et secrétaire de l'UD-FO de Loire-Atlantique de 1947 à 1992 avant de transmettre ses fonctions à son fils, Patrick), ami de Robert Hersant et de Le Pen, participe à une délégation de l’exécutif du Parti des Travailleurs auquel a appartenu Jospin (Ex-Organisation communiste internationaliste) apportant son soutien à Chirac à la veille de l’élection présidentielle en compagnie de Pierre Boussel dit Lambert.
Alexandre Hébert s'est ensuite 'exprimé dans les colonnes de l'hebdomadaire de Jean-Marie Le Pen, "Français d'abord". Martial Bild, rédacteur en chef du magazine officiel du FN: «Nous sommes dans un système où le politiquement correct règne. Des personnages tels qu'Alexandre Hébert ne peuvent s'exprimer nulle part. Parce que nous sommes incorrects politiquement, nous lui avons donné la parole» (Libération du 9 octobre 1999,Français d'abord N°305)
 
23/04/1995
Election présidentielle (1er tour). Le Pen =
4.573.252
01/05/1995
Brahim Bouarram, mort noyé dans la Seine le jour du défilé du FN. Trois jeunes au crâne rasé sont mis en garde à vue  
     

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Samedi 6 octobre 2007 6 06 /10 /Oct /2007 22:27
Partie 2 : La propagande




A Cuba, la propagande est présente mais pas de la même façon qu’elle a pu l’être dans d’autres pays du bloc socialiste.
Dans le cas de Cuba, il serait plus exact de parler de propagande anti-impérialiste et pacifiste que de propagande purement communiste.
Les différents panneaux reflètent très bien l’ambiance générale idéaliste (au sens non philosophique du terme) et saine qu’il règle à et autour de Cuba.
C’est ainsi que nous pouvons lire ici dans un magasin  « Le vengeance, Non!La justice, Oui! » ou encore ici sur un panneau (précisons que la présence des « panneaux » est très présente, en particulier sur les routes) « Les idées sont plus fortes que les armes », « les idées ne meurent pas ».
Dans un registre plus agressif, on peut aussi apercevoir un portraits d’Hitler à côté de celui de Bush, sans autre séparation qu’un signe « = ».

Mais il n’y a pas de culte de la personnalité, ni organisé ni dans la pratique bien que l’admiration ou du moins le respect de Fidel soit très présent, y compris chez les Cubains qui ne rêvent que d’aller vivre en Floride, oppressés par la situation économique imposée par les Etats-Unis.
L’image de Fidel se reflète parfois par une citation ou un portrait sur ces fameux panneaux qui bordent les routes ou les grandes villes telles La Havane, mais bien que présente elle n’est absolument pas envahissante ou omniprésente, comme l’est en France l’image du président Sarkosy qui apparaît d’après des statistique sérieuse sur environ 25% du temps total du programme télévisuel.

Il n’y a donc pas de comparaison possible. L’image de Fidel est plus présente à travers les messages de soutiens du peuple Cubain à leur Commandant qui s’exprime quasi-uniquement par un « Viva Fidel » sur un mur, leur maison ou encore même une simple poubelle.
Qui peut douter de la sincérité de ces sentiments, plusieurs Cubain nous montrent avec fierté le portrait de leur Fidel aussi bien chez eux que dans un restaurant, une artisanat privé ou une usine ou des ouvriers Cubains y exposent des petits exposés « faits maison » avec une feuille canson sur laquelle ils (et elles) lui clament leur soutien.
C’est un soutien réellement spontané auquel personne ne les y oblige , et qui constitue 90% de la « propagande » pour Fidel.
La propagande autorisée comporte en fait en immense majorité les images du Che, de Camillo ou de José Marti, et non des dirigeants.

A Cuba, la presse et les autres médias ne sont pas des médias privés, qui appartient à la bourgeoise, mais sont des médias socialistes et révolutionnaires qui appartiennent à l’Etat du peuple.
On ne peut ainsi pas plus parler de la liberté de presse dans nos pays capitalistes qu’à Cuba, la propriété de celle-ci change simplement de classe, et elle reflète d’autre intérêts, à savoir celui du peuple.
Donc pour ceux qui veulent savoir si à Cuba la presse à le droit de clamer son soutien à l’impérialiste, d’attaquer et de calomnier la révolution et ses acquis, la réponse est clairement non, il n’existe rien de tel à Cuba, certains appelleront cela de la propagande, peu importe.
Dans les pays capitalistes, seules les idées de la bourgeoisie passent au travers des médias, à Cuba seules les idées des classes laborieuses et plus généralement du peuple entier y sont représentées, soit de l’immense majorité.
Dans ce sens, la presse Cubaine est donc infiniment plus démocratique que n’importe quelle autre presse existante.

Soulignions que la révolution socialiste n’est pas seulement une période ou se transforme les conditions purement économiques et sociales, mais également la pensée de l’Humanité sans laquelle de tels progrès sont impossibles à long terme.
La pensée se transforme donc d’une façon radicale, et le travail de la culture et de la presse révolutionnaire est essentielle dans ce processus.

C’est pour cela qu’à Cuba, décision contestable ou non suivant les points de vue, le réseau internet et le satellite y sont interdit, le réseau internet étant un outil d’information actuellement clairement orienté contre Cuba et son peuple, comme on peut le constater chaque jour, et de telles calomnies à long terme pourraient semer la zizanie et mettre en grave danger la révolution non seulement pas un embourgeoisement de la pensée du peuple, mais surtout par le poids présent de la falsification des informations qui y sont présentes.
Certes, ces méthodes peuvent paraîtrent maternalistes, mais Cuba, oppressée chaque jour par l’impérialisme Américain, en grave danger économique et en combat à la fois contre ce dernier et contre les nouveaux riches au sein du parti et par cela la corruption toujours déclarée, combattue et dénoncée par Fidel (sans compter le marché noir), ne peut se permettre d’autoriser l’entrée de propagande étrangère au sein même du peuple, cette décision serait infantile et irréaliste, trop de problèmes s’y ajoutent.
Pour les Cubains qui auraient internet sans autorisation, aucune mesure n’est prise contre eux, on démonte simplement leur matériel de réseau et ils devront donc le racheter pour à nouveau y accéder.
Personne n’est donc inquiété à ce niveau, c’est-ce que l’on pourrait appeler une « bonne guerre ».

Cela ne veut pas dire que Cuba est coupée du monde. Les Cubains ont accès non seulement aux chaînes nationales comme CubaVision mais également d’autres chaînes telles que la version Espagnole de CNN.
De plus, pratiquement chaque foyer à sa télévision, pour ne pas dire tous, en ville comme en campagne, le pays étant entièrement électrifié.




A suivre.

Par Kyliiolos - Publié dans : Textes
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Mercredi 26 septembre 2007 3 26 /09 /Sep /2007 18:17










Partie 1 : Mode de production


Une mouvance au sein du mouvement marxiste fait naître l’idée, le concept, selon lequel le mode de production Cubain ne serait caractérisé que par un mode de production socialiste tronqué, d’apparence seulement, qui ferait place en réalité à une putréfaction capitaliste interne rongeant selon les défenseurs plus ou moins sectaires de cette théorie le « reste » du « peu » de socialisme mis en application à Cuba.

Je tiens d’emblée à démentir formellement toute affirmation de la sorte et à rappeler que d’une part la nécessaire libéralisation mise en place après la chute du bloc socialiste a été la condition permettant au pays de continuer sur des bases socialistes là ou tous les autres sont tombés un par un, et d’autre part que le champs d’action de cette dite « libéralisation » ne concerne que les petits métiers, tels que l’artisanat, la petite agriculture, les musiciens, certains taxis etc….

A part cela, Cuba est bel et bien un pays totalement socialiste, dans lequel les terres, les usines , les restaurants etc… appartiennent à l’Etat ouvrier.

Une grande partie des voitures, y compris à usage privé, appartiennent elles aussi à l’Etat.
J’ai même eu l’occasion d’être surpris dans une de mes discutions avec un des paysans Cubains en apprenant de sa bouche que ses chevaux eux aussi appartiennent à l’Etat, et donc au peuple.

Pour évoquer dans ce même élan l’agriculture, les produits sont pratiquement tous rachetés encore et toujours par l’Etat aux paysans, ce qui en fait dans la pratique un secteur presque entièrement socialiste bien que d’apparence libéral.

Quand aux prix, d’achat et de vente, de tous les produits et de tous les secteurs sans exception, les prix sont tous fixés par ce même Etat socialiste. Il n’y a donc absolument aucune économie « socialiste » de marché comme cela est le cas dans certains pays prétendus prolétariens…

Face à l’embargo, l’économie impose impose une discipline stricte mais nécessaire au sein du travail de production au travers d’un socialisme d’Etat qui se manifeste par des décisions économiques rapides et centrales, l’absence de grèves et de manifestations (mise à part celles contre l’impérialisme, organisées par le parti) en est une conséquence directe et un revers qui n’est pas sans besoin de critique mais qui n’est pas pour autant condamnable au vu de la situation pratique du pays.

Toutefois, les syndicats sont présents et les travailleurs sont respectés, et ne sont ni exploités ni opprimés.

Ces deux conditions que sont la libéralisation mineure de l’après 1991 (ou Cuba a perdu plus de 85% de son économie) et la mise au pas militaire de l’économie sont absolument indispensables et sans celles-ci, je dis bien que le socialisme Cubain n’aurait même pas tenue une seule année face à l’embargo criminel et sauvage de la première superpuissance mondiale.

C’est grâce à cela que Cuba est aujourd’hui le dernier pays véritablement socialiste, si l’on admet comme entendu que le grand délire Nord-Coréen ne peut en aucun cas se considérer, même à un dizième, de ce statut, mais à celui d’un pays certes anti-impérialiste mais incontestablement anti-marxiste et castrateur.

Revenons en plutôt une dernière fois aux soient disants processus de libéralisation, car je voudrais aborder le sujet des investissements étrangers.

Il est stipulé que tous les hommes d’affaires assez courageux pour investir à Cuba (et qui acceptent par cela de se voir retirer à vie le droit d’entrée aux USA comme cela est prévu dans les séries de mesures anti-Cubaines), peuvent le faire, et dans tous les secteurs, mis à part dans l’armée, l’éducation, la santé etc…

C’est comme cela que mon arrive à l’accusation démagogue qu’à Cuba, il y aurait 900 succursales appartenant à plus de 3000 compagnies différentes dans le monde.
Cette observation est en effet juste, mais de façon éphémère et apparente seulement.

Mais il me faut m’expliquer:

Tout d’abords, les « entreprises » en question appartiennent toujours en majorité à l’Etat, donc au peuple Cubain, à 51% grand minimum.
Les investisseurs apportent de précieuses devises à l‘économie Cubaine puis tirent de la plus-value de leurs placements jusqu’à en avoir retiré un certain taux de profit par rapport aux devises qu’ils ont injectés à l’origine.
Pendant tout ce temps, ils restent actionnaires, toujours minoritaires, puis, dès qu’ils ont été remboursés avec le taux d’intérêt fixé, ils partent et tout le capital redevient à nouveau entièrement Cubain et populaire.

Donc, il ne s’agit en réalité que d’une d’une sorte de crédit avec taux d’intérêts fixes entre les travailleurs Cubains et la bourgeoisie internationale un compromis ou chacun y trouve un intérêt et qui permet de stimuler l’économie Cubaine tout en faisant des percées dans le blocus impérialiste.

J’aime ainsi identifier Cuba à une branche à une branche souple et ferme, là ou les autres pays socialistes qui ont chuté étaient en apparence une branche forte et inflexible, mais ayant craqué sous le poids de la neige de l’impérialisme.
Alors Cuba, se courbe et s’use mais sans jamais craquer, alors qu’elle essuyait els critiques des autres branches en apparence larges et fortes mais en fait cassant sous trop de poids et gisant désormais sur le sol d’où s’élevait le socialisme.
Certaines branches quand à elles étaient tellement fines et souples qu’elles ont finis sous le poids par toucher le sol du capitalisme d’elles même, tel un saule pleureur.
Voyez vous, Cuba ne fait parti d’aucune de ces deux catégories.



A suivre.
Par Kyliiolos - Publié dans : Textes
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Samedi 22 septembre 2007 6 22 /09 /Sep /2007 11:12
En noir:Mon texte
En Bleu: des extraits du texte du camarade Vladimir.

SocialismIsOur=Kyliiolos=Moi

Ce texte a été posté une première fois sur le Forum Unité Communiste en signe de contestation sur la ligne que je juge dogmatique de ce camarade, il fait donc suite à une longue discution et doit être remis dans le contexte approprié.

De la même façon j'espère vous faire patienter en attendant que je puisse enfin reprendre mon compte rendu sur Cuba.

J'ai été viré de ce forum à la suite de cette lettre.












Chers lecteurs, puisque c’est à vous que s’est exprimé ainsi le camarade Vladimir sur le sujet consacré à la société Minoenne, ayant donnée lieu à un long débat malheureusement écourté par une lettre philosophiquement explicative précédant une fermeture pure et simple su sujet, je me permet à mon tour de vous fournir une lettre semblable dans le but de vous présenter les deux opinions précédemment confrontées, du point de vue de celle qui n’a pu s’exprimer au final.

Il faut dire que je comprend la tâche de son poste d’administrateur face à cette littérale dérive de ce sujet en guerre froide de la philosophie, qui s’oppose selon moi entre deux volontés distincte:

-La considération dialectique de l’idéologie marxiste qui applique les lois générales à celui-ci.
-La considération dogmatique et donc métaphysique du marxisme universitaire du camarade Vladimir qui pense que le marxisme en tant qu’idéologie devrait se passer des apports nouveaux de la pratique et des lois de l’évolution découvertes par lui-même à lui même.


Le marxisme n'est pas, à la différence du communisme, un mouvement historique qui évoluerait du fait de contradictions internes.



C’est en ces mots que ce camarade aux capacités d’apprentissages certainement très élevées mais utilisées à l’œuvre du dogmatisme défendait sa théorie sur l’immobilité métaphysique du marxisme dans son rapport avec la vérité, considérant non pas que la marxisme est quantitativement majoritairement juste comme le suggèrerait la dialectique mais qu’au contraire le marxisme « en tant que tel » (puisque l’on apprendra plus loin avec stupeur que le marxisme et l’idéologie marxiste sont différentes et séparées) est absolument juste dans sa qualité et donc également dans sa quantité, du fait de son caractère d’absolu, comme nous le prouve son mépris de l’application de la dialectique matérialiste au marxisme lui-même.
N’est-ce pas là la définition parfaite du dogme?

Mais son irrespect de la pensée « adverse », quoi qu’il s’en débatte sur ce forum, n’est pas réciproque, et ceci n’est pas une attaque contre le camarade Vladimir mais bel et bien contre un blocage qui me semble métaphysique du marxisme de la part d’une personne ayant pourtant accumulé dans l’actuel beaucoup plus de connaissance que moi-même et que beaucoup d’entre nous.
Qui aimant bien, châtiant bien, je me remet derechef à la tâche de me faire l’égide de la dialectique vis-à-vis de son application au marxisme lui-même.

Comme signalé plus haut, voilà une deuxième constatation des vues étranges de Vladimir vis-à-vis des rapports entre marxisme et dialectique:


. Ce sont donc les analyses marxistes qui changent avec l'Histoire, et en aucun cas le marxisme lui-même.


Ainsi donc, nous apprenons que marxisme et l’ensemble des analyses marxistes sont deux choses distinctes. Belle preuve de métaphysique….Dans la bouche d’un dialecticien!
Le marxisme en tant qu’idéologie rappelons le, comme toute idéologie, est l’ensemble des idées, pistes, méthodes et analyses qui la forme, et cette accumulation de critères quantitatifs forment ce que l’on appelle qualitativement (représentation abstraite de l‘objectif, donc de la quantité) l’idéologie, ce n’est rien de plus que la loi du progrès par bond.
C’est donc également un rapport infrastructure/superstructure que l’on retrouve au travers de la contradiction entre quantitatif/qualitatif et marxisme/analyses marxistes.
Il en découle très simplement que si vous changer le facteur premier de ce rapport (le quantitatif, l’analyse marxiste accumulée), vous en changerez le facteur second, donc le marxisme en tant qu’idéologie qualitative.


C’est là que l’on rejoint et que l’on règle du même coup la fameuse question du rapport Quantitatif/Qualitatif, car lorsque que le camarade Vladimir signalait:

Nous avons bien vu comment, dans la pensée de Kyliiolos, ce changement qualitatif était évincé.

Il oubliait de préciser que je ne considère non pas le qualitatif comme une notion subjective, mais comme une représentation abstraite de l’objectif, qui n’existe donc pas dans la réalité certes quantitative, mais qui en est le reflet schématisé nécessaire pour être comprise par nos esprits gauches et métaphysiques.
Ainsi donc, je ne nie nullement le passage du quantitatif au qualitatif, en effet il est évident que reflet fidèle de la réalité entre les mains d’un philosophe objectif, le qualitatif change avec la réalité, le quantitatif, donc en un mot avec le dépassement du « 50% » d’un des poids de la contradiction composant chaque être.

Voyons maintenant la vision du camarade Vladimir dans le rapport entre ma pensée et l’idéalisme:



L'idéalisme de notre interlocuteur se manifeste également lorsqu'il considère que le phénomène engendrant la lutte des classes: " ne s'exprime par uniquement de classe à classe dans l'absolu mais surtout des pensée d'intérêt de classes contre pensées d'intérêt de classe, ce qui forme au final la lutte de classe. " Autrement dit, pour développer sa propre pensée, c'est la "pensée révolutionnaire" qui est à l'origine du changement révolutionnaire, c'est la pensée qui est à l'origine de l'Histoire. Une théorie digne d'Hegel, n'en déplaise à notre cher interlocuteur, qu'il voudrait nous opposer lorsque nous considérons que - il faut quand même le rappeler - pour les marxistes, c'est sous l'action de la classe révolutionnaire que le mode de production se modifie.



Ici, on m’accuse de considérer la pensée révolutionnaire comme à l’origine du changement révolutionnaire du mode de production.
Le seul ennuis est qu’il oublie de préciser les arguments qui composent cette constatation, c’est-à-dire le fait que la pensée est originellement crée par la matière et non le contraire, et donc que dans un sens la matière se retransforme elle-même par le biais de la pensée qui n’en est qu’un bras articulé, un intermédiaire qui n’appartient toutefois pas à la matière concrète et scientifique mais qui en est une conséquence et un outil d’auto-transformation dans la transformation dialectique de la société.
La classe dominante donne les armes qui la détruiront à sa contradiction prolétarienne, j’ajouterais que dans le domaine de la pensée cette arme est l’individualisme et l’intérêt moral de sois même qui en est la conséquence, origine de la révolte.
Donc la pensée révolutionnaire est donnée par la pensée réactionnaire dominante.
Or, la pensée réactionnaire est originaire des moyens de production qui la constitue, du moins dans la société actuelle, puisque la formation de la pensée bourgeoise historiquement parlant ne date bien entendu pas du système capitaliste mais du système féodal ou elle est apparue dans la classe bourgeoise précisément et uniquement.
Il en découle que je n’ai jamais nié qu’en dernière instance le mode de production se retransformait lui-même par le biais de la pensée, il reste que pratiquement, dans l’immédiat, c’est la pensée qui retransforme la société suivant les lois de la dialectique par le biais de la révolution et de l’Etat socialiste.

Passons à la deuxième étape de l’argumentaire du camarade se donnant en but de me faire passer pour un idéaliste:



Une autre conséquence de l'idéalisme de notre cher interlocuteur est visible lorsqu'il considère que la couleur n'existe pas. Il s'agit ici d'une négation totale du principe du matérialisme dialectique. Selon Friedrich Engels, la dialectique « envisage les choses et leur reflet mental principalement dans leurs relations réciproques, dans leur enchainement, dans leur mouvement, dans leur apparition et disparition » . Or, la couleur est le reflet mental d'une réalité matérielle, d'un enchainement de réalités matérielles interprété par le cerveau comme une couleur. La couleur possède donc une réalité objective, c'est à dire une existence en dehors de l'esprit humain. Que le daltonien ne percoive pas le rouge de la même façon que nous ne changera rien au fait que la couleur sera rouge.





L’idée étant que si la couleur apparaît à nos yeux, c’est qu’elle existe d’une forme ou d’une autre dans la réalité pratique.
D’une part, le fait qu’une simple modification de nos gènes (voir le cas du Daltonien) agisse sur nos perceptions de la matière (que celle-ci existe ou soit illusoire d’ailleurs, mais cela est une autre question déjà abordé au sein d’autres débats et qui ne méritent pas que l’on s’attarde à y revenir une Xème fois) montre la relativité totale de notre perception sensible les uns par rapport aux autres.
Le camarade Vladimir évoqua comme argument que il reste qu’elle est une conséquence des liaisons entre nos sens et la « réalité » matérielle et que les couleurs existent donc au travers de ces liaisons qui forment l’illusion d’optique que sont les couleurs.
Or, il ne me semble pas que le débat porte sur les mécanismes de l’apparition des couleurs en tant qu’illusion démontrées scientifiquement par le caractère incolore des atomes, mais sur l’existence des couleurs en tant que réalité immédiate.
Et dans la réalité en tant que telle, les couleurs n’existent pas autrement que par une interprétation sensible erronée de la matière.
Lorsque l’on voit un mirage, il est en effet le reflet d’une réalité matérielle autre, mais il n’en reste pas moins que dans l’aperçu sensible que nous nous en faisons, un mirage reste une illusion, une anti-réalité dont l’inexistence, comme les couleurs, est prouvées par la pratique.
Les couleurs, dans l’absolu, n’est donc pas une réalité matérielle mais une simple conséquence illusoire de cette réalité.
D’où vient cette conséquence qualitative appelée couleur?De l’accumulation quantitative des liaisons matérielles et sensibles à l’origine des couleurs.
Voici du même coup prouvé une dernière fois le caractère tronqué et maladroit de la représentation qualitative de la matière.
Par Kyliiolos - Publié dans : Textes
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